La mission de Buzz2buzz

Résoudre la crise des industries culturelles en greffant sur un média établi une technologie de réseaux sociaux.

Le coeur du marché des industries culturelles c’est le système de prescription, la manière dont l’offre influe sur la demande avant qu’en retour celle-ci sanctionne l’offre. Influence de la publicité, recommandation par des autorités reconnues, bouche-à-oreille, tout cela n’agit pas en vrac, mais au contraire dans un ordre bien précis. Mais cet ordre bien précis est entré en crise.

Nous pensons avoir quelques solutions utiles à ce problème.

Lors de la formation des industries culturelles, à la fin du XIX° siècle et jusqu’aux années soixante, le premier modèle de formation de la demande était en gros fondé sur deux piliers : les grandes institutions d’une part (la capitale, l’école, l’église) et des services de proximité d’autre part (spectacles, cinémas de quartier, petits commerces culturels).

L’apparition des médias de masse a bouleversé ce paysage et provoqué le passage à un nouveau régime qui a culminé dans les années soixante-dix. On a assisté à un déclin progressif de la crédibilité des grandes institutions, l’école, la critique « autorisée », et au recul du rôle culturel des églises et des partis politiques de masse. Mais en contrepartie, la montée en puissance des médias a été un relai efficace pour assurer une remarquable croissance du secteur. Les systèmes de distribution, traditionnels ou non, se sont développés dans ce contexte. Aux années « Ecole et concerts locaux » ont succédé les années « Fnac et médias ».

Depuis une dizaine d’années ce modèle vacille sur ses bases sous les coups de trois facteurs de changement. Certaines évolutions générales de la société, notamment la perte d’autorité des institutions « centrales » ou la montée de l’affirmation de l’individualisme ont joué leur rôle. La popularisation rapide de certains progrès technologiques (numérisation, multiplication des réseaux, Internet) a jeté les bases d’un nouveau contexte « physique » pour les industries culturelles. Enfin, la prolifération de l’offre n’a pas été sans effet sur la demande. Nous assistons surtout à l’émergence d’une autre forme de constitution des goûts et de leur traduction marchande.

La multiplication des moyens de communication rapide (téléphones portables, courrier électronique, blogs, messageries instantanées) est au service de la valorisation des réseaux personnels, amicaux, professionnels, familiaux ou sociaux, qui deviennent les véritables cellules de base de la formation des goûts. Aujourd’hui l’individu a essentiellement les pratiques culturelles de son réseau. Il est de plus en plus critique ou indifférent devant les recommandations du maître ou de l’émission de référence, mais il suivra volontiers celles du moindre de ses proches.

Cette attitude de la demande n’est pas un caprice ou un phénomène de mode, c’est avant tout une réponse aux transformations de l’offre. D’une part le « coût informationnel » du suivi d’une offre proliférante devient très élevé, et d’autre part, sans avoir lu Bourdieu, la plupart des consommateurs savent aujourd’hui que la fréquentation d’une oeuvre ne vaut pas en soi mais d’abord en fonction des conversations, reconnaissances, affirmations de soi, en bref par rapport à la vie de son réseau relationnel.

Que cherchent les offreurs ?

– Identifier les individus intéressés a priori par leur catalogue à un niveau fin. C’est l’effet « Long Tail ». Pour vendre du Bartok, il ne suffit plus de s’adresser aux « amateurs de musique classique », si tant est que l’on sache encore les joindre, mais il faut, et on peut viser plus précisément, les amateurs de musique du XX° siècle qui, autour d’eux, ont fait de ce goût un élément de leur « capital relationnel ».

– Une fois identifiés, ces individus doivent être considérés non pas comme de simples consommateurs mais comme des prescripteurs puissants mais à courte portée, remplaçant les prescripteurs classiques, les critiques, les médias, à longue portée mais de plus en plus impuissants.

– Il est nécessaire de développer auprès de ces relais une relation de long terme, plus riche et plus durable qu’un simple marketing d’annonces. Ces prescripteurs doivent pouvoir par exemple exprimer des avis négatifs sur les oeuvres qui leur seront soumises.

Que cherchent les consommateurs potentiels ?

– Fondamentalement d’être au courant, sans faire l’effort constant de la recherche d’informations pertinentes.

– Etre valorisés, si possible au coeur même de leur réseau relationnel concret, en tant qu’experts, en tout cas en tant qu’exprimant un goût personnel.

Buzz2buzz propose un système articulant média et technologies web pour atteindre l’ensemble de ces objectifs.

Nos références et réalisations

1993-2001 – Le Deuxième Monde

1995 – Conception et lancement de C: devenue Game One

1995-2001 : Sites web de CANAL+

1995-1998 : L’Hebdo de Michel Field, première émission en direct à inclure le web

2000 – Mes Meilleurs Amis

2002 – Confident

2003 – Smartfriends

2004 – TéléGrenoble

2005 – Idées de France

Nos clients

2007

  • Wild Bunch
  • France 3
  • Lagardère Group
  • Ministère de la Culture

2006 et avant

  • Orange
  • Ministère de la Culture
  • IRIS
  • Ministère des Affaires Etrangères
  • Hersant Média
  • Xerox Research Center
  • Canal France International

Qui sommes nous ?

Buzz2buzz est un cabinet d’architecture en nouveaux médias, fondé en 2007 par Alain LE DIBERDER, Frédéric LE DIBERDER et Claire PARNET.

Anciens de CANAL+, ils ont créé CLVE (Communication & Life in Virtual Environments) en 2001, puis Idées de France en 2005. CLVE est devenue Buzz2buzz en 2007.

Architecture en nouveaux médias

Sur le modèle des new media architects américains, il s’agit de concevoir, puis mettre en place un projet de média innovant, dans son triple aspect éditorial, technologique et économique. Buzz2buzz associe ces compétences dans ces trois domaines.

Les médias

Fin des chaînes généralistes, éclatement de l’audience, maîtrise du temps de la télévision grâce aux PVR, à la catch-up TV, aux sites de type YouTube ou Joost …

Les fondateurs de Buzz2buzz sont depuis vingt ans à la fois acteurs et observateurs de cette évolution qu’ils avaient anticipé dans des ouvrages tels que « Briser les chaînes » (Alain Le Diberder et Nathalie Coste-Cerdan, La Découverte 1988) ou en développant des émissions interactives sur France Télévision (1991 le Quizako, 1992 Hugo Délire, 1993 la carte Multipoints), Canal Plus (Pizzarollo 1994, L’Hebdo de Michel Field 1995, Cyberix 1996) voire des systèmes de télévision interactive comme le téléchargement avec C: conçue en 1994 et lancée en 1996.

Aujourd’hui l’interactivité a pris un nouveau visage avec la contribution directe du téléspectateur à l’émission. Nous avons expérimenté et mis en place ce type d’innovation sur une base locale (TéléGrenoble 2004) ou nationale (Ce Soir ou Jamais 2007).

Nous vivons une transition entre une époque d’audience massive et anonyme et une nouvelle relation au public qui peut et qui doit être plus structurée.

– D’une part parce que c’est une aspiration de fond dans nos sociétés. La demande n’est pas ou plus dominée ni par de grandes masses anonymes ni par un individualisme nombriliste, mais par l’individu en réseau. De même que le public des séries d’organise en blogs et en clubs, celui des émissions ambitieuses souhaite avoir conscience de faire partie d’un groupe.

– D’autre part parce que c’est possible. A l’ère de la vidéo à la demande, de la télévision par ADSL, de la catch-up TV, des PVR et des podcasts, dans une France où bientôt deux tiers des téléspectateurs sont aussi internautes, il est essentiel d’intégrer ces dispositifs au coeur même des émissions, au moins dans la façon de les penser : pas sous forme de gadgets, sans doute pas en changeant la forme des émissions, mais simplement en ne faisant pas comme si ces dispositifs techniques interactifs n’existaient pas.